Ofenhorn

Ce week-end on innove !  Pour les 5 participants à notre petite sortie, c’est une première que de se rendre dans le Binntal, une magnifique vallée du (très) Haut Valais.

Je ne vous présente plus Claudia, notre fidèle compagnonne de cordée. Ce samedi nous sommes également rejoint par Cindy et Sébastien, un couple d’amis de longue date, amoureux de la nature et du grand air.

On fait la grasse mat ce samedi matin, on n’a rendez-vous avec Claudia qu’à 8h au relai du GSB, bonheur ! Dans la voiture, on se rend compte qu’on a oublié les casques…. (Je dis « on » par solidarité pour mon couple mais c’est Pål qui a gentiment préparé les sacs parce que je rentrais tard le soir d’avant… du coup je suis obligée d’être solidaire 😉)

Le premier arrêt se fera donc à Fiesch chez nos potes de Volken Sport pour compléter le matériel manquant. On entend parler français dans le magasin, c’est Cindy et Séb qui s’achètent des buffs ! la troupe est déjà au complet et on commence notre journée tranquille par un p’tit café avant de mettre le cap sur Fäld, terminus de la route au fin fond du Binntal.

On finit de préparer les sacs et on se met en marche dans un décor enchanteur. Ça fait trop longtemps qu’on ne s’est pas vus et les conversations vont bon train, on ne voit pas le temps passer jusqu’au lac Halsesee, où on se baigne et on casse la croûte. Encore une bonne heure de marche sous le cagnard avant d’arriver à la cabane, mais dans un coin pareil ce n’est même pas une corvée.

On passe l’après-midi à boire des panach’ sur la terrasse, à grimper à pieds-nus sur les blocs autour de la cabane, à chercher des cristaux (le sport national de la vallée) et à observer les marmottes.

La Binntalhütte est gardiennée par les bénévoles du CAS Delémont. Normalement j’adore ça, je trouve que même si l’organisation n’est pas aussi pointue que dans les cabanes gardées par des professionnels, c’est souvent compensé par une belle dose de fraîcheur et d’enthousiasme. Ici…. C’est une vraie cabane à randonneurs et quand on nous annonce le p’tit déj à partir de 7h00, on a cru que c’était une blague. Finalement un monsieur nous a montré où venir nous servir dans le frigo pour qu’on puisse déjeuner à l’heure voulue. Ensuite dans le réfectoire et sur la terrasse, c’était la fête jusqu’à pas d’heure, les portes qui claquent et les gamins qui crient. Mais le pompom a quand même été de se faire réveiller au milieu de la nuit (pour nous) par les gardiens qui venaient se coucher en parlant comme en plein jour. Mais bons et bêtes comme nous sommes, nous avons quand même essayé de faire le moins de bruit possible en nous levant à 4h50, même si l’envie de pousser une gueulée et claquer la porte m’a effleuré.

Bref, 5h45, on sort de la cabane, la journée peut commencer. On remonte le pierrier à la lueur de deux frontales pour 5, ratio un peu limite mais suffisant, d’autant plus que le jour ne tarde pas à se lever. On a la chance d’observer un troupeau de bouquetins dont un spécimen nous suivra un bon moment. Il aurait au moins pu avoir la décence de nous montrer le chemin parce que j’envoie tout le monde en direction d’un autre col, largement à droite du bon. Heureusement je me rends compte assez vite de mon erreur, mais cela nous coûtera tout de même quelques mètres de dénivelé et ne contribuera pas à nous mettre en avance sur l’horaire.

Bon finalement on arrive à cet Eggerscharte et je suis un peu dépitée quand je vois la suite, une espèce de couloir à vomi de chute de pierre, c’est bien dégeu. Pendant que tout le monde s’équipe je vais voir de plus près, je me casse la figure dans le couloir et perd mon bâton, avant de trouver un passage par la gauche. C’est pas génial génial, mais déjà mieux. Je sonde les troupes, ils ont le moral au beau fixe et tout le monde est motivé pour continuer. On descend tous les 5 bien groupés, sauf la toute fin où on est obligé de passer dans la ligne de chute des cailloux. On passe un par un et on file se cacher sous un gros bloc. Je suis bien soulagée quand tout le monde est arrivé entier sur le glacier et qu’on file encordés pour le dernier raidillon. La progression est efficace sur ce qui reste de ce glacier et on arrive au sommet avant de s’en rendre compte !

La vue est incroyable sur 360°, mention spéciale au Finster qui a vraiment de la gueule depuis là. On fait une bonne pause et on entame la descente, sans encombre jusqu’au Passo del Sabbione/Hohsandjoch qui se franchit aisément par la gauche. On se déséquipe et fait la fête, croyant la course finie. Grave erreur ! La descente est interminable … comme toujours … mais en pire ! Déjà il y a une remontée de merde jusqu’à la Mittlenberghütte. Je crois que je vais lancer une pétition contre les remontées dans les descentes, non mais c’est quoi cette arnaque ?? Heureusement on est accueilli comme des kings à la cabane, la gardienne est génialissime, elle est amoureuse de son coin de pays, de ses clients et de sa cabane, c’est un vrai bonheur ! On lui promet déjà de revenir lui dire bonjour, pourquoi pas en hiver ? Ça a l’air top et on moins on pourra faire la descente à ski !

On est contents d’arriver à la voiture après une journée de plus de 10 heures, d’enlever les chaussures et de manger une glace à la mangue.

C’est un coin de paradis ce Binntal, mais chuuuut …..

3 commentaires

  1. Quelle belle aventure par ce temps radieux bravo l’équipe et merci pour ton récit on y est presque et sans effort ‘💪👏🏻

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