C’est vendredi soir, veille du week-end de Pentecôte. Traditionnellement, on aime bien aller skier, terminer notre saison sur le glacier du Rhône. Mais la Furka est fermée, et je n’ai pas le courage de faire la montée en vélo, avec les skis et le matos de bivouac, ça me paraît insurmontable. Je traîne sur le net, un peu dépitée, à la recherche d’un chouette plan B.
Et là, révélation… je tombe sur ce topo. Sur le site de son ouvreur, Raphi Imsand que je suis sur les réseaux sociaux depuis qu’on s’est croisé un jour au Clariden. Je savais qu’il ouvrait des voies, mais normalement, elles sont toutes trop dures pour nous. Celle-là, dont j’entend parler pour la première fois, me paraît jouable. La longueur en 6a est une fissure, c’est un truc qui me réussi plutôt bien normalement, et surtout on peut pougner avec des friends, ce que je vais évidemment pas me gêner de faire. La longueur en 6a+ peut se contourner par une variante en 5b, top.
On parque le plus haut possible sur la route, il n’est pas exclu que nous ayons roulé plus haut que la première barrière qui était encore contournable. On est des gros fainéants.
Avec le topo en poche, on prend le temps d’observer le pilier de loin et de repérer l’attaque. Ça a l’air super beau. L’approche est évidente, même nous on ne s’est pas perdu, c’est dire. Pål part dans la première longueur. Gloups. Ah ouai quand même, ça réveille ce départ. Je l’entend un peu pester, ça promet pour moi. Bon à mon tour je me lance, Les premiers mètres sont difficiles, comme souvent je me demande ce que je fous là, je me rappelle que c’était mon idée et que des fois je ferais mieux de lire un bon polar plutôt que de chercher des topos sur internet…. Mais après quelques instants, tout va bien, le rocher est super bon, on est tout seuls, ça promet une belle journée.
La deuxième longueur est la plus dure sur le papier. On a pris des friends pour compléter, mais pour les personnes à l’aise dans ce niveau, c’est vraiment superflu. L’équipement est top et très bien pensé. Pål se débrouille comme un chef, c’est vraiment chouette. A mon tour ! Ça se passe pas trop mal, j’ai quand même tiré au clou une fois, mais après ça allait nickel, on pouvait bourrer les pognes dans la fissures et tirer dessus comme un sourd, ça ne bougeait pas.
La suite se passe sans encombres, on apprécie d’être là dans le calme en se disant que la semaine prochaine, ça pétaraderait de motos dans tous les coins.
L5, on prend la variante « facile » à gauche. C’est pas le 5b le plus évident que j’ai fait.
L7: 5c+, j’ai triché comme un porc. Cette longueur a été bien plus compliquée pour moi que L2, j’ai rien compris. Ou alors c’est la fatigue. Ou je suis juste nulle. Ou un peu de tout ça.









La descente se fait en 6 rappels, dans la voie, sauf le dernier où l’on descend directement de R2 à l’attaque par un rappel en fil d’araignée comme je les adore.
On est super contents de notre journée, c’est vraiment une super voie « plaisir » qui mérite d’être connue.
- Le topo est ici: z’Choli
- Et il y a un rapport de course ici
- J’ai rentré l’itinéraire sur C2C, merci aux suivants de compéter, je ne suis pas à l’aise dans ce genre d’exercice 😉
Et sinon dans la vallée de Conches, y a pleins d’autres trucs à faire. Enjoy !

