Ski de rando à Pétaouchnok… euh en Ouzbékistan !

Si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous vous en êtes rendus compte: on adore l’Asie centrale ! Evidemment chaque pays a son identité propre et on ne peut pas faire de généralités, mais il y a trois constantes: les montagnes sont belles, le ski est top, et vous serez tous seuls.

L’année passée en fin de voyage, lors du dernier repas bien arrosé, on a lancé ce projet d’Ouzbékistan. Il ne fallait pas le dire deux fois à l’ami Xavier.. ni une ni deux, il nous a concocté un programme du tonnerre.

Xavier et son collègue Philou sont déjà sur place, on les rejoint à Chimgan, une station à une heure et demie de Tashkent, la capitale. Le lendemain, première sortie en peaux sur le Grand Chimgan, le sommet emblématique du coin. Les conditions sont top et on s’en met plein les yeux, avec un paysage époustouflant.

Le lendemain, on part prendre les cabines de la station voisine d’Amirsoy. Tout est flambant neuf, la région est en plein développement. On tricote sur de très belles pentes et après 3 descentes, il est temps de se dépêcher de rejoindre notre bus. En effet, un sacré déplacement nous attend… on commence par retourner à Tashkent, où nous mangeons, avant de prendre le train pour Samarcande ou nous arrivons tard. Après une courte nuit, nous repartons en minibus et en 4×4 pour 6 heures de route direction Gilan, aux abords de la frontière tadjik… Tout ça à 12, avec les bagages et les skis,autant dire que la journée a été une vraie expédition logistique.

Gilan, c’est un autre monde. Seule la rue principale est goudronnée, le reste est en terre battue. Les maisons sont construites en peuplier et en terre, on a vraiment l’impression d’être au bout du monde.

On s’installe dans une guesthouse adorable, notre camp de base pour les 4 prochains jours. Je suis rincée du voyage et je décide de passer l’après-midi au village tandis que les plus motivés partent skier. La fameuse « petite sortie de l’après-midi » qui les verra rentrer de nuit …. ouai ouai 😅

On a bien fait de les laisser aller en éclaireur, le lendemain on a droit à une super sortie dans un coin vraiment dingue et on fait du beau ski de printemps.

Le jour suivant, bon, on savait qu’il allait faire moche, mais je suis quand même surprise quand je me réveille dans 20 cm de fraîche au village. On n’y voit pas à deux mètres, c’est un de ces jours blancs qui fout la gerbe. Notre plan était de passer un col, de descendre de l’autre côté et de se faire récupérer en voiture de l’autre côté. On a les cheveux qui givrent, les miens sont devenus vraiment impressionnants ! Je ne suis pas à l’aise du tout dans cette purée de pois, et je suis bien contente quand on m’annonce que finalement, on descend par où on est monté.

Dans la descente, Pål perd un ski et celui-ci file dans la pente. Philou part à sa recherche, suivi de Pål et j’ai l’impression qu’on ne les reverra plus jamais. Evidemment j’ai surréagit et quelques minutes plus tard on les entend. Ils ont retrouvé le ski qui s’est planté en bas d’un trou, tout est bien qui finit bien. On doit déchausser plusieurs fois, la couche de neige tombée ce matin fond à vue d’oeil et on est plutôt sur les cailloux.

Notre dernière journée de ski se déroule sur un tout autre versant. On roule bien 10-15 minutes en 4×4 sur des routes en terre avant de commencer à marcher. Encore une fois le décors est dingo, ces montagnes sont vraiment belles et sauvages.

Le groupe fonctionne super bien : un guide ouvre avec les plus rapides, pendant que le groupetto avance tranquillement derrière, accompagné du deuxième guide en mode voiture-balai. Résultat : j’ai pu skier toute la semaine sans pression, à mon rythme, avec énormément de plaisir. Et ça, ça change tout.

Le samedi matin, on quitte Gilan la larme à l’oeil, tant cette famille nous a accueillis avec une générosité incroyable.

Retour à la civilisation : six heures de route jusqu’à Samarcande.
Mais cette fois, on prend le temps.

Le moment de dire au revoir à nos hôtes

Le Registan, d’abord.
Hamdulillah… que c’est beau. Je m’attendais à quelque chose de magnifique, mais j’ai été complètement subjuguée. Les couleurs, les détails, l’atmosphère — difficile de savoir où regarder.

On a la chance d’avoir une guide francophone passionnante, et on enchaîne l’après-midi avec le Gour Emir, tout aussi impressionnant, avant de reprendre le train pour Tashkent.

C’est là que l’on dit au revoir à une partie du groupe, qui rentre en Suisse.
Et pour nous… ça ne fait que commencer.

À peine arrivées, on file à la gare sud pour reprendre un train — dans la direction opposée cette fois.
Cap sur Khiva, à l’autre bout du pays, dans un train de nuit.

Changement total de décor.

Une semaine de road trip à travers l’Ouzbékistan nous attend : dômes turquoise, madrassas colorées, mer d’Aral asséchée, marchés vibrants…
Bref, une toute autre aventure.

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