Col du Pillon – Feutersoey

Cette traversée était une ultra classique du temps de feu les installations d’Isenau. Aujourd’hui, c’est devenu une belle bambée sauvage à souhait si l’on excepte l’arrivée au sommet du Walighürli et sa place de dépose pour héliskieurs.

Après notre sortie à La Motte de la veille et sa descente freestyle (on s’est un peu planté d’itinéraire) dans une forêt hyper raide, Claudia est hyper motivée pour nous suivre dans un nouveau délire.

Nous avons quitté le col du Pillon relativement tôt pour la saison, histoire de ne pas prendre de retard avant de partir. Premier but de la journée, le Col du Voré. Ca commence par un plat interminable le long du sentier raquette, puis une montée efficace droit dans le pentu. La neige est bien gelée et nous aurons tous les trois besoin des couteaux pour en venir à bout. Au sommet du col, on constate que le versant nord est comme on l’avait espéré: poudreux à souhait.

Les possibilités de variantes sont innombrables dans le coin. Comme on avait déjà tous fait la Palette on n’y a pas fait crochet, mais c’est évidement une possibilité. Nous avons decidé de descendre en direction de l’Arnensee avant de monter au Seeberghore.

Les derniers mètres sous le sommet se font skis sur le sac après avoir traversé des vernes. Le Waligürli nous semble super loin encore vu d’ici et nous décidons de ne pas faire le détour du Stuedelistand et du Blattistand. A posteriori on aurait eu largement le temps d’y aller, mais ce sera pour une prochaine fois.

On s’offre donc une seconde super descente dans la poudreuse avant de rechausser les peaux en direction du Blattipass. Depuis le col, il n’y a plus qu’à suivre l’arête débonnaire jusqu’au Walighürli. Cette portion aura été bien plus rapide qu’escomptée et au final, on sera largement en avance sur l’horaire que j’avais imaginé.

Nous aurons une troisième belle descente aujourd’hui et contre toute attente, nous arrivons à skier jusqu’à 20m de l’arrêt de bus de Feutersoey. Mais c’est beau ça ! Cerise sur le gâteau, nous n’avons que 5 minutes à attendre pour que le bus postal nous remonte au col du Pillon. A noter qu’il y a des bus toutes les heures sur cette ligne, ça serait vraiment trop con de s’en passer. Ils sont trop forts ces Bernois.

On pensait terminer tranquillement notre journée autour d’une assiette froide ou d’une croûte au fromage: c’état sans compter sur le sens inné de l’accueil des gens du coin. A 14h15, impossible de manger aux Diablerets un dimanche en pleine période de vacances …. sans déconner les responsables du tourisme, arrêter de nous bassiner avec votre franc fort, c’est vous le problème…

Pour la petite histoire, on n’a pas eu plus de chance à Aigle ou Bex, résultat on a fini devant un plat de spaghetti à la maison. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même !

Mais ça ne va en aucun cas gâcher la belle impression que cette sortie nous a laissée. Et vu la diversité des possibilités, y a fort à parié qu’on reviendra traîner nos lattes dans le coin.

2 commentaires

  1. Trop beau! Suprise que vous ayez trouvé de la neige dans ce coin! Il n y a rien du coté du gantrisch ni des prealpes bulloises en dessous de 1600 et vraiment pas grand chose au dessus. Rien non plus a la valrette jusqu à 1600 environ je dirais.

    1. C’était y a une semaine. On est retourné au Walighürli samedi, on n’a pas pu aller jusqu’en bas à ski. Et hier à la Valerette, c’était du gymkana ;-D

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