Le Gross Bigerhorn, à 3626m, est devenu il y a quelques années le nouveau plus haut sommet randonnable des Alpes. Il est atteignable par un chemin de randonnée T3 rouge et blanc et surpasse son dauphin, le Barrhorn de 16 petits mètres.
On s’est dit, quitte à monter à la cabane, qui est quand même au cul du monde il ne faut pas se le cacher, autant profiter pour aller faire un coucou à son voisin le Balfrin. Cela suppose par contre de prendre tout l’équipement d’alpi, mais ça fait de l’entrainement.





Grâce aux photos des copains qui étaient monté au Gross Bigerhorn les jours précédents, on a vu que le glacier était encore en pas trop mauvais état et on a repéré le passage qui nous paraissait le meilleur. Effectivement, ça passe très bien et c’est assez chouette. Le jour vient de se lever et la neige est encore bien dure. On arrive au petit col, on enlève les crampons et on attaque l’arête. C’est très facile, presque un chemin jusqu’au sommet du Balfrin à 3795m. Il fait un froid de canard, on grimpe avec la doudoune et les gants alors qu’en plaine il fait 37°… !
La suite n’est pas beaucoup plus dur, c’est quand même pas mal de la marche avec de temps en temps un p’tit pas d’escalade. On est seul à faire ce tour dans ce sens, on croise deux cordées qui le font en sens inverse. Le plus joli passage d’escalade est juste sous le Gross Bigerhorn, mais ça reste très facile.
On profite un peu du sommet avant de se lancer dans la descente que l’on sait interminable. C’est long, mais long. On arrive à Gasenried et on doit attendre le bus 40 minutes. Je demande à une fille avec qui j’avais échangé quelques mots dans la descente si elle serait d’accord de nous pousser à Viège et elle accepte ! Trop cool, un grand merci, j’avais tellement hâte de m’avachir sur mon canapé 🤣🤣








