Bietschhorn

J’en ai bavé, mais purée ça en valait la peine !

Pour ceux que ça saoûle de lire un article de blog, aucun soucis, je vous raconte tout ça en vidéo !

Pour ceux qui sont encore là et qui préfère l’écrit, voilà ce comment ça s’est passé. Déjà, après mon deuxième échec à l’Aletschhorn, j’ai annulé toutes mes sorties personnelles de l’été, ma semaine à la Bernina, je me suis dit que l’alpi ce n’était vraiment plus de mon âge.

Et puis j’ai reçu cette proposition de Thomi pour le Bietschhorn, son client l’avait lâché et il se trouve que je pouvais prendre congé ce jour-là… alors j’ai dit oui. Mais pourquoi ? pourquoi est-ce je me laisse toujours embarquer dans des traquenards pareils ?? Bref les jours qui ont précédés la sortie, je m’en suis vraiment voulue d’avoir accepté.

Après une matinée de boulot, j’ai fait mon sac en vitesse et je suis partie pour Wiler. Dans la voiture, avec la vue sur mon objectif du lendemain, je me suis rappelée que le « Bietschi » était sur ma short list des 3 derniers « 3000 » que j’aimerais faire encore dans ma vie. (Si vous trouvez les deux autres, vous gagnez une panachée à la Bietschhornhütte 😅)

J’ai pris mon e-bike pour faire les premiers 500m de montée, c’est vraiment cool, et ça le sera encore plus le lendemain. Je fais la montée à la cabane à un rythme de sénateur, il fait une cuite pas possible et je ne veux surtout pas griller mes maigres forces. L’accueil dans cette petite cabane est génial, on se sent tout de suite à la maison. On n’est que 6 dans le dortoir de 22, et que 4 à partir au Bietschhorn demain matin. Enfin cette nuit, le réveil est à 2h. Thomi a dit qu’il me réveillerai, j’ai donc pu dormir sur mes deux oreilles sans craintes de ne pas entendre la sonnerie. Et ça a fait une belle différence.

La première partie de l’ascension est un chemin qui rejoint un col à 3200m. C’est beau raide et je l’ai vite compris, il ne faut pas traîner. Thomi veut mettre moins d’une heure et demie jusque là, on mettra 1h28, c’est bon ! Je ne me rappelle pas vraiment de la suite, dans la caillasse et la nuit, ça passe assez vite, tout à coup je remarque qu’on a rejoint l’arête. Les premières lueurs du jour apparaissent et c’est complètement fou. Vivre les levés de soleil là-haut, c’est LA récompense pour en avoir chié toute cette montée.

Le sommet approche, je comprend que j’irai au bout. Plus on monte, meilleur le rocher est, il y a quelques passages d’escalade sympa. Je suis sur mon petit nuage et mesure pleinement ma chance d’être ici.

La descente se passe bien, malgré la fatigue et les douleurs qui commencent inéluctablement à apparaître, le moral est au beau fixe et efface tout le reste. Un bon rösti à la cabane et c’est parti pour la descente, j’ai évidemment trouvé un torrent dans lequel me rafraichir et j’ai retrouvé mon vélo électrique, clairement la meilleure innovation du siècle, en tous cas à ce moment là !

Cette ascension m’a redonné le moral, l’envie de m’entraîner la moindre pour pouvoir encore vivre des moments pareils. Franchement c’est dur, mais le jeu en vaut la chandelle.

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