Grande Lui

Daniel, c’est mon collègue de job. Lui a réussi à se faire rapatrier en Valais alors que moi je suis restée chez les bouffeurs de papet, mais la ligne téléphonique entre Lausanne et Sion fonctionne toujours, heureusement.

Même si son rythme en peaux de phoque n’a pas grand-chose à voir avec le nôtre, il a eu la gentillesse de nous proposer une sortie et pas n’importe laquelle, la Grande Lui. L’idée est séduisante, mais 1900m de dénivelé positif au rythme de Daniel, ça va être dur. Je propose alors de tricher un peu, et de monter le jour précédent à la Pierre à Javelle pour bivouaquer et ainsi gagner un peu de temps pour le lendemain, ce d’autant plus qu’avec les chaleurs annoncées, il faudra être de retour tôt. Pål, qui n’est jamais le dernier pour me suivre dans mes idées débiles, est enthousiaste. Quel bon gars quand même.

On part samedi après-midi de la Fouly. Le versant est déjà à l’ombre et on avance bien, malgré des sacs bien lourds. A la Pierre à Javelle se trouve les 4 seuls mètres carrés plats de tout le versant. J’exagère à peine. On plante la tente et on admire le coucher du jour en dégustant les lyophilisés les plus dégs jamais testés. Références en MP !

Dimanche; réveil à 4h00, on plie la tente et on déjeune tranquillement. On salue deux bêtes de course en route pour l’Aiguille de l’Amône. Nous aurons tout loisirs de les suivre à distance toute la journée, c’est impressionnant. On ne joue pas dans la même ligue eux et nous !

Daniel arrive à 5h00 comme prévu, on enterre une partie de nos affaires que l’on récupérera à la descente, et c’est parti. Je m’accroche pour suivre au mieux le rythme, la pente est raide et verglacée. On prend quand même le temps de se retourner pour voir le levé du jour, splendide. J’ai un sacré coup de mou tout à coup, on s’arrête pour boire et manger. J’ai de la peine à repartir, mais comme on approche du but le moral est au beau fixe, au contraire de ma forme physique dépérissante. Je me réjouis de larguer ces skis et de crapahuter à pieds sur ce joli sommet.

La montée à pieds se fait d’abord dans de la neige, puis il y a un petit goulet rocheux à passer. Daniel et Pål partent en premier et font tomber quelques beaux cailloux. Quand c’est mon tour, je décroche un gros bloc et me rend compte qu’il file droit sur une personne qui vient d’arriver aux pieds du couloir. J’hurle et le pauvre arrive à se pousser à temps. J’ai eu une peur bleue et je suis vraiment contente de retrouver ce brave monsieur au sommet, où je me confonds une fois de plus en excuses.

Nous ne traînons pas trop et entamons la magnifique descente. La neige est parfaite. Un petit stop à la Pierre à Javelle pour récupérer nos affaires … et à 11h00 on est sur la terrasse à La Fouly pour l’apéro !

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