Oberland, Susten et … fin de saison !

Ma dernière semaine de vacances ! Pål a déjà repris le boulot, et cette fois c’est avec Claudia que je file pour trois jours d’escalade dans le canton de Berne.

Notre première halte se fait à Erlenbach où je propose d’aller faire l’arête Chum u lueg au Stockhorn. Je l’ai faite il y a quelques semaines avec Pål et cette jolie course correspond totalement à notre cahier des charges pour ses 3 jours, c’est à dire jolie, avec une approche pépère et surtout sans prise de tête.

On prend le télé jusqu’au sommet, au milieu des anglaises en tong. je n’ai pas honte de le dire, j’adore ça. Le télé c’est moche et je ne souhaite pas qu’on en construise de nouveaux. Mais je n’ai aucune vergogne a utiliser ceux qui sont là.

Approche: 10 minutes. Voie: 1h30 en trainant un maximum, dont 15 bonnes minutes a décoincer un friend mal posé par mes colles (ah oui, pour pimenter un peu l’affaire on a mis au maximum nos propres protections) et retour au sommet. Ensuite on descend à pieds vers le chalet d’alpage d’Oberstockealp. Nous conseillons vivement la visite, la terrasse est super chouette et la nourriture abondante et roborative. De plus, on y apprend que la descente est possible en trottinette depuis Vorderstockealp et on s’y rend de ce pas par un chouette chemin de traverse, plein de framboises et de myrtilles.

La descente en trott est super cool, vu notre grand âge on a choisi des trottinettes sur lesquelles on peut s’asseoir, on a l’impression d’être sur un scooter, sauf que ça fait pas de bruit et que ça ne pue pas ! 10km de descente avec des pointe à plus de 50 km/h quand même, c’est excellent.

En fin de journée on reprend la voiture pour aller à Steingletscher, sur le côté bernois du Col du Susten. On est super bien accueilli par Tom et son équipe et on ne regrette pas du tout d’être venues là plutôt que d’être allé dans une cabane. Trop bien la douche et les draps qui sentent bons !

Le lendemain, départ pour notre course du jour au Pfriendler. L’approche fait environ 300 m de dénivelé, d’abord sur un chemin puis à travers un pierrier (pour l’instant on s’en fout, mais ça aura son importance pour la suite) et on attaque la voie Via Fritz. On décide de grimper en réversible et Claudia s’élance dans la première longueur. Elle évolue avec classe et élégance dans cette première 5b. Quand c’est mon tour d’y aller je me dis qu’on va passer une bien belle journée ! Le rocher est magnifique, le 5b me paraît être un 5b (rappelons qu’une semaine auparavant j’étais aux Salbit, là où les 3c sont des 6a, j’exagère à peine) j’ai un monstre plaisir à être ici.

A mon tour de grimper en tête. Je n’ai aucune appréhension particulière et je file. J’arrive au premier point, puis je me rappelle avoir fait un théorie du style: y a des trop bonnes prises ici c’est génial. Le deuxième point est à portée de mains, je m’apprête à prendre une dégaine à mon baudrier, quand pour une raison que je ne m’explique toujours pas, je chute ! Pas de beaucoup, 2,5 à 3 mètres maxi. Mais quand la chute s’arrête, je sens toute de suite que mon pied a heurté quelque chose. Claudia me descend sur la vire du relai où je me dis qu’après avoir repris mes esprits, je pourrai vite repartir.

J’essaie mais la douleur dans la cheville est trop intense et j’ai vraiment la rage de devoir interrompre notre journée. Je suis surtout désolée pour Claudia de devoir lui imposer de redescendre. On pose un rappel à R1 et descendons sans encombres jusqu’au pied de la voie. On se pose brièvement la question de savoir s’il faudrait appeler les secours, mais je suis toujours convaincue de n’avoir qu’une entorse et me sens un peu con d’appeler pour ça. Je préfère garder mon joker pour une fois où j’en aurai vraiment besoin.

Je commence donc une descente qui sera mon petit chemin de croix de l’été. Même avec deux bâtons , j’en chie vraiment dans ce pierrier. On mettra 1h30 pour parcourir ces 300m. Plusieurs personnes très choues me proposent leur aide, mais j’ai assez de peine toute seule comme dirait l’autre ! Les larmes coulent toutes seules sur mes joues, ça fait vraiment mal une entorse !

On passe à l’hôtel ramasser nos affaires, Claudia est déterminée à m’amener chez un toubib. Je préfère rentrer en Valais, je ne sais pas comment on dit « entorse » en suisse-allemand ! Dans la voiture, la douleur est toujours plus vive et je suis hyper contente d’arriver à Martigny à la permanence. Je vous la fait courte, mon entorse est en fait une fracture de l’astragale et je ressors avec le pied dans le plâtre, enfin dans une botte de robocop !

6 semaines ! 6 semaines à ne rien foutre sur un canapé ! Quelle merde. J’espère au moins pouvoir reprendre mon activité professionnelle à la maison dès que je pourrai mettre mon pied par terre la semaine prochaine, mais pour la montagne, c’est foutu pour un moment !

Merci à tout ceux qui ont eu vent de ma mésaventure et qui m’ont envoyé de gentils messages, vous êtes chouchous !

7 réflexions sur “Oberland, Susten et … fin de saison !

  1. Bonjour, Je regarde toujours avec attention vos sorties. j’ai eu la même botte que vous quelques années en arrière.
    Si, je peux me permettre ,suivez bien le protocole de soin , une fracture de l’astragale peut s’avérer très compliqué; ( Algodystrophie, ou finir par une arthrodèse par exemple).
    ça va bien se passer, c’est juste un mauvais bivouac . Courage, et bon rétablissement.
    Petitbargy

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