Incantation à la neige

Avec le réchauffement climatique, mieux vaut s’y prendre à l’avance !

J’ai proposé à Pål et Claudia d’aller à la Maya, sommet emblématique du Val d’Hérens que je souhaitais faire depuis belle lurette, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas sucsité un enthousiame fou avec ma proposition. Pas assez long (…. ??? l’approche, ça ne compte pas…) et pas assez dur (5b … chacun ses références).

Je propose « Incantation à la neige » du bout des lèvres et c’est validé dans la minute. On part tôt pour éviter de rôtir dans la voie, plein sud, en cette journée de canicule. Une fois n’est pas coutume, on trouve le départ de la voie sans sourciller, il faut dire qu’il y a un panneau énorme sur le chemin et que c’est vraiment évident.

L7, désescalade L8, puis L9 (une personne en bleu) et L10

Les deux premières longueurs sont super jolies, on est encore à l’ombre et c’est chouette. Ensuite … L3 et son horrible traversée. Pål part et s’est sort vraiment pas mal, mais quand il demande à faire une pause, Claudia et moi on se dit qu’on va vraiment en chier. Il ne fait JAMAIS de pause dans une longueur d’habitude. En plus il souffle, il a les jambes qui tremblent et il dit 3x « quelle émotion » et même une fois  » qu’est-ce que je fous là » …. ça n’augure rien de bon ! Au tour de Claudia et moi d’y aller. Ma bonne résolution de ne pas tirer à la dégaine aura duré au moins jusqu’au deuxième point, après c’était le festival du tire-clou jusqu’au petit pilier et ses grosses prises salvatrices !

Du haut de son relai, Pål encourage Claudia: « Allez, vas-y, c’est super Claudia, continue comme ça » « -Et pis moi alors, je pue le pâté ? » 😉 Quel ingrat, je vous jure.

Arrivés tous les trois à R3, on reprend notre souffle et on se remet de nos émotions, quand on entend un gros bruit sourd. On croit à une chute de pierres, mais on ne voit rien… on continue.

La suite est vraiment sympa, le rocher est magnifique et même si on a aussi un peu souffert dans la 6a du haut, c’était moins pire que la traversée. On est arrivés au sommet assoiffés, un litre de flotte chacun, ce n’était clairement pas assez. J’aurais donné n’importe quoi pour une boisson fraîche, même pour un infâme Rivella (Bisous Elise ;-)). Il faudra attendre Bovernier et sa fontaine salvatrice pour qu’on arrive de nouveau à avaler notre salive.

La descente sur la sente que l’on a déjà parcouru plusieurs fois ne pose plus vraiment de problème, mais dans le couloir la Dyure, on a la mauvaise surprise de tombé sur un cadavre de chamois tout frais. Et si c’était lui, la gros bruit sourd entendu plus tôt ? Si maintenant il faut aussi faire attention à ne pas se prendre des chamois sur le crâne, on est pas sorti de l’auberge !

Un samedi de grimpe tranquille qu’on avait dit … ouai ouai ! Ceci dit on a pris le pari que si ça fonctionne, on reviendra faire nos incantations à la neige tous les automnes !

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