Galtigengrat au Pilatus

Nos projets de vacances étaient tout autre pour ce mois de novembre. Nous devions partir en Jordanie, retrouver Cédric chez Ali pour y faire une semaine de grimpe avant d’aller faire des bulles dans la Mer Rouge pour la semaine suivante. Je me faisais une joie de faire découvrir à Pål cet incroyable endroit qu’est le Wadi Rum, mais cette année 2020 est décidément bien hors normes. Vols annulés, projets repoussés !

En même temps, on n’habite un pays fantastique dans lequel on nous laisse sortir à plus d’un kilomètre de chez nous, on n’a pas vraiment le droit de se plaindre. On profite donc de notre semaine de vacances pour (re)découvrir le Pilatus, montagne emblématique de Suisse Centrale, habituellement envahie de hordes de touristes asiatiques. On part tranquilles le lundi matin, et on passe l’après-midi à grimpoter sur un petit jardin d’escalade sympa à 30 minutes du sommet. On se trouve une cabane 5 étoiles sur le chemin qui contourne l’Esel et on passe une super soirée, à admirer le coucher de soleil sur le lac des 4 cantons. La nuit sera finalement bien moins fraîche que prévu à l’abris de la rosée, et on se lève frais et dispos pour attaquer cette Galtigengrat.

Cela commence par une descente de 45 minutes pour aller choper le début de l’arête. La première benne n’arrive que dans 2 heures, on a la paix royale. L’arête consiste en 4 tours avec un peu de marche entre chacune d’elles. Je fais les deux premières en tête, c’est sans difficulté et nous pouvons progresser corde tendue tout le long. Pål part en tête dans la troisième tour et tire une première longueur avant de continuer corde tendue.

La difficulté augmente sensiblement pour la dernière tour, mais pour Pål ce n’est pas un problème, il fait tout ça en grosses les doigts dans le nez ! En second, je peux me permettre d’apprécier pleinement le moment, le rocher est excellent, adhérent, limite abrasif, la vue est démente et l’équipement rassurant. Le kiff total !

Après un casse-croûte au sommet de la voie, largement partagé avec les chocards du coin, on passe dans « notre » cabane récupérer le matos de bivouac laissé sur place avant de redescendre sous le brouillard.

J’ai adoré cette course. J’ai adoré ne pas me prendre la tête pour chercher l’itinéraire, ni pleurnicher sur le manque d’équipement. Faire une partie en tête sans me faire d’ulcère. Profiter de cette célèbre montagne seuls. Une toute belle journée, vraiment.

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