Pointe de Combette

Un plan B de luxe, cette Pointe de Combette ! Le plan A, le Couloir de la Dent Jaune, a rapidement été recalé à la lecture du bulletin avalanches du jour. Mais je ne perds pas espoir, un jour j’irai !

Départ donc pour le fond du Val Ferret, à la fraîche et sous la neige … décidément, ils sont un peu à la ramasse ces derniers temps les météorologues. Peu importe finalement. Le début est tellement plat et chiant que la météo ne change pas grand-chose. On en profite pour papotter et refaire le monde.

A la hauteur du Plan de la Chaux, le ciel se dégage et on prend la mesure de l’endroit incroyable où nous nous trouvons. Ma parole que c’est beau. Le Fourchon a fière allure de ce côté, et je découvre enfin ce Grand Golliat dont j’entends si souvent parler.

Le fond du vallon s’apparente à un congélateur. On a la flemme de sortir la veste et les gros gants (non mais sérieux, ça prend 30 secondes, on est vraiment des larves…) et on se les gèle grave. Le retour au soleil est une petite délivrance ! On monte au sommet de la Pointe de Combette sans passer par le col, en salivant déjà en pensant à la descente de ouf qui nous attend.

Que dalle oui ! En arrivant au sommet, on a à peine le temp de repérer le début de l’itinéraire que tout se bouche. On essaie bien de temporiser un peu en espérant que ça s’ouvre mais c’est peine perdue. Seule, je serai redescendue par le chemin de montée, c’est sûr. Mais Pål prend son courage à deux mains et se lance dans la pente à près de 40° sans aucune visibilité. Ce type est mon héros.

Je suis, mais avec ses traces cela me donne au moins un petit repère. Je le laisse aller devant tant qu’il est en forme, je sais par expérience que ça ne va pas durer. Après quelques minutes de descente dans le blanc total, sans distinguer le ciel de la terre, sans savoir si le terrain monte ou descend, sans savoir à quelle vitesse on va… déjà essayé de faire un virage à l’arrêt ? Ben on tombe. Bref, mon pauvre Pål est tout vert et il a la quiche ! Alors que sur la mer déchainée rien de le fait trembler quand moi je suis au fond du bac, là c’est le contraire. Un norvégien et une valaisanne, que voulez-vous ma p’tite Dame, c’est génétique !

Pål accroche son regard à l’arrière de mes spatules et on descend tant bien que mal. La neige est juste excellente et c’est trop dommage de ne rien y voir, mais bon c’est comme ça. Aux alentours de la Peule, on passe enfin sous la couche nuageuse et on retrouve un peu de visibilité. Bon ça n’a plus trop d’importance, il suffit de se laisser glisser jusqu’à la voiture.

La conclusion de cette journée: We’ll be back ! Je suis prête à me retaper les 8 kil de plat pour retourner là-bas au fond tellement c’est beau.


2 commentaires

  1. Pour que Pål ait eu peur ça devait être chaud!!!! J’espère que vs y retournerez un jour meilleur bravo pr vos exploits mais de grâce prenez soin de vous!!! ❤️❤️😘😘

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