Safiental

Parce qu’avec nos copines Viviane et Christine, on a toujours des idées trop cool, on s’est dit qu’on pourrait aller se faire une semaine de rando, ski de fond et apéros dans les Grisons. Notre choix s’est assez vite porté sur le Safiental, un vallon un peu paumé de la Surselva.

Le séjour a très vite failli tourner au vinaigre, quand l’agence de merde (e-domizil.ch, faisons leur un peu de pub) a annulé notre réservation à 3 semaines des vacances alors que tout était payé.. la grande classe. Bref, après un bon coup de chaud, quelques dizaines de mails et de téléphones, Viviane nous a dégoté la perle rare. Le Thalerlotsch ! A la base c’est un logement de groupe, mais ils ont construit un appart adjacent super chou.

Donc voilà, après avoir traversé toute la Suisse, on se retrouve la samedi en fin de journée à Thalkirch. Vivi et Christine ont déjà profité de la journée pour aller faire un tour en peaux juste en dessus du chalet, et malgré le jour blanc ce jour-là, elles ont l’air super heureuses de leur escapade.

On fête nos retrouvailles autour d’un gros plat de pizzoccheri et un nectar valaisan, les choses sérieuses peuvent commencer. Au vu du remplissage du frigo, on décrète à l’unanimité que le thème de la semaine sera « le beurre ».

On essaie de se lever pas trop tard pour partir à la découverte du vallon. Viviane, après avoir mangé le reste de pizzoccheri pour son petit déjeuné (elle est déconcertante…) regarde par la baie vitrée, pointe un sommet et nous sort « ça a l’air sympa cette pente ». Adjugé vendu, on regarde sur la carte comment s’appelle notre sommet du jour: ce sera le Stätscherhora. Après un long plat on attaque la montée, régulière et sans difficultés. On descend en passant sous la face nord et on fait vraiment du chouette ski, en tout cas au début ! La suite a un peu pris le soleil et est assez croûtée, mais on n’a pas vraiment le droit de se plaindre.

On avait mis le matos de ski de fond dans la voiture en pensant qu’on aurait encore l’énergie d’aller faire un tour. Mais bof, en fin de journée, y a plus que Pål qui est motivé. Je l’accompagne, non sans avoir négocié de ne faire la piste qu’à la descente. Il faut savoir garder le meilleur …

Le lundi, on décide de partir à ski de la maison en direction du Tällihorn. Tout se passe bien jusqu’à environ 300 mètres du sommet où Christine répond « Mmhmmmh » à la question « comment vas-tu? » on ne le sait pas encore, mais apparemment il s’agit là d’un mega signe d’alerte et donc les filles décident de s’arrêter là.

Pendant que Pål et moi on fait l’aller-retour au sommet, Christine se sent de plus en plus mal et quiche sa mandarine. Bon nous on a aucune idée du drame qui se trame plus bas, on est hyper heureux sur notre Tällihorn et on fait des plans pour la descente en essayant de deviner où pourrait se trouver la meilleure neige. Et à ce petit jeu là on a encore une sacrée marge de progression.

Heureusement, en arrivant à la maison, Christine se sent mieux. Pål a toujours la pêche et veut repartir faire du ski de fond, ce type me fatigue ! Va pour une boucle…. Je me console en me disant que ça me fait digérer qu’une partie seulement des quantités d’excellente nourriture avalées durant cette semaine.

Mardi. Christine et Viviane partent faire du ski de fond, tandis que Pål et moi avons rendez-vous avec Werner, un guide de la vallée super sympa pour aller découvrir les cascades de glace du fond du vallon. Comme d’habitude, Pål est super à l’aise alors que je rame derrière. Non mais quel sport à la con. On se les gèle, c’est mega raide, j’ai mal aux mollets, il faut faire des rappels sur des pauvres p’tits trous dans la glace … à part ça c’était une journée géniale !

Notre guide a même laissé Pål faire une longueur en tête, il ne sent plus de bonheur. La journée se termine par un apéro sur la terrasse du Lotsch, faut pas se laisser aller.

Le jour suivant, on se décide d’aller voir un poil plus bas dans la vallée, au départ de Under Camana. La montée est tranquille, dans les alpages. On n’a pas de but précis, toute la Camana Grat est parsemée de petits sommets sans nom. Celui qui nous paraît le plus sympa à skier est le point 2504, que nous rebaptisons Camana Guiguelet. La descente, contre toute attente, est vraiment top et on se fait bien plaisir.

La fin de la journée se passe selon la routine désormais bien établie: Ski de fond pour le mec et apéro pour les nanas.

D’après le bulletin météo, ce jeudi devrait être la dernière belle journée de la semaine. Sur les conseils de Werner, nous choisissons d’aller au Piz Guw. On se broute un peu dans l’itinéraire et on tergiverse un peu, une partie de l’équipe n’en ayant pas grand chose à faire d’aller jusqu’à ce Piz et l’autre partie y tenant absolument. Finalement c’est Pål qui tranche et nous fait une trace efficace jusqu’au sommet. On taira ce qui s’est finalement passé à 50m du sommet (« was im Pfy wald passiert isch bliibt im Pfy wald » ça marche aussi pour le Piz Guw) afin de préserver la fierté de tout le monde.

Apéro. Ski de fond.

Le vendredi, la météo s’annonçait super moche et on se réjouissait de la quantité de poudre qui allait tomber. Que dalle oui ! Mais bon, on n’est pas trop triste de faire une journée un peu tranquille. On part tous les quatre faire un tour en ski de fond. Chacun son rythme, Pål à coin, Vivi et Christine en skating et mescolles, plus tranquille tu tombes, en classique avec la musique à fond. J’allais tellement lentement que j’arrivais même à chanter. Heureusement qu’il n’y a personne dans cette vallée, quel spectacle affligeant.

L’après-midi se termine sur la terrasse du seul bistro, à se baffrer de Tällikaffi et de tourte aux noix. Le rapport entre les calories ingurgitées et dépensées ne joue pas vraiment en ma faveur …

Le soir on s’est rendus compte que Spotify avait ajouté les paroles des chansons sur l’appli, on s’est donc lancés dans un karaoké collectif des plus pathétique, mais on s’est bien marrés.

Voilà voilà, cette semaine a passé beaucoup trop vite. Nous disons au revoir à notre charmant petit Lotsch et faisons quand même un petit tour à Tenna pour découvrir le seul téléski solaire. Il est pas bien long mais fonctionne à merveille et on peut encore acheter des billets à la montée pour 3 balles, comme aux Mosses quand j’étais gamine.

Vivi et Christine partent pour l’Engadine, Pål rentre dans le Chablais en train et moi je vais retrouver un pote pour une sortie dans la région de Sargans avant de retourner dans les Grisons. Suite au prochain épisode !

Et comme j’ai pris cette idiote habitude de terminer mes posts par une citation …

« le principe de l’Amitié, c’est les trois C: Complicité, Confiance, Conneries »

Auteur Inconnu (mais ça devait être qqn de bien)

Enfin quelques liens si vous souhaitez découvrir cet endroit merveilleux:

  • Werner Stucki, guide de montagne: Bergführer Safiental, pour ceux qui viendraient en été, il gère également un camping entre Versam et Valendas
  • Si vous préférez un guide francophone et n’avoir à vous soucier de rien, notre ami Edgard Oberson organise presque chaque hiver une semaine dans le Safiental en tout p’tit groupe. C’est un type en or.
  • Epicerie à Safien Platz Dorf Laden. Attention aux horaires, il faut prévoir.
  • Thalerlotsch
  • Pour planifier les courses, c’est très facile, pas besoin de topo: prendre la carte et ouvrir les yeux. Les possibilités sont infinies.

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