Heji Zwächte – 3086m

Vous l’avez compris, mes chers amis, l’année 2022 est placée sous le signe des sommets imprononçables! (j’ai appris qu’il y a des gens qui font des années sans chips … donc je voulais aussi mon thème …)

Cette semaine, je vous emmène dans la vallée de Conches. Enfin je dis « je », c’est vraiment présomptueux de ma part, parce que je n’ai rien organisé de cette sortie. Le chef de course, c’est Maurice et il est top: billet de train collectif avec places réservées, réservation de la cabane, planification des tours, il a tout géré de main de maître. Pour les courses et le repas du soir dans la Galmihornhütte non-gardiennée, il s’est s’est fait aider de Mathilde et Julie qui nous ont concocté un festin. Mon job s’est limité à faire quelques checks DVA et à fermer la marche, un boulot bien peinard surtout au vu du niveau des participants.

J’ai convaincu  Pål de se joindre à nous en lui promettant un week-end avec une équipe géniale. La vérité, c’est que je n’en savais rien du tout vu que je ne connaissais quasiment personne; mais soyons réalistes: les gars (et les meufs évidemment) qui s’inscrivent à un week-end dans une cabane non-gardiennée au fin fond de la vallée de Conches ne peuvent pas être de mauvais bougres, on est d’accord ? Evidemment, ils étaient tous choux comme des laitues et on s’est vraiment bien marrés.

On a tout le temps de faire connaissance dans le train qui nous mène à Münster. On entame la montée à la cabane sous un ciel gris mais sans flotte, on ne va pas se plaindre ! On arrive en deux heures à la jolie Galmihornhütte, on se débarrasse des affaires superflues, on fait un p’tit feu et on part faire un tour sur les bosses sans noms au dessus de la cabane. La neige est bonne mais l’absence de visibilité ne nous permet pas de faire trop les cons dans la descente, c’est vraiment pas évident de distinguer les mouvements de terrain.

La soirée au coin du feu a été excellente et a permis à tous d’apprendre la signification du mot « vitrification » lors d’une partie de Times Up endiablée.

Le dimanche, c’était nul. Déjà on s’est levé et on a dû manger des pains et des tresses maison. Ensuite on a dû se balader dans des immensités de poudreuse sans un chat autour, atteindre un sommet super moche avec une vue telle qu’on a même pas eu le temps de nommer tous les sommets qu’on voyait.

Et alors, le clou de la nullité, c’était cette descente… même pas un petit morceau de croûte à se mettre sous la dent, ni une mini plaque de glace… rien… nada … non mais de qui se moque-t-on ?

Maurice, il aime pas trop qu’on publie les itinéraires sur le net. Alors comme j’ai bien envie qu’il me reprenne une prochaine fois, je vous laisse vous débrouiller pour la trace. Oui je sais, je suis une grosse lâcheuse opportuniste 😉

A l’heure du bilan dans le train du retour, autour d’un paquet de chips au vinaigre et d’un pac de bières, les qualificatifs manquaient pour saluer ce merveilleux trip réalisé là-haut. A titre personnel, plus encore que la qualité de la neige ou la beauté des paysages, je retiendrai surtout le bonheur que j’ai eu à les partager avec ces copains-là.

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