Torrenthorn – Mauerhorn – Ferdenpass

« Bah, si c’est pour vous je m’adapte et je ferai une entorse à mes principes ! » C’est par ces mots que Bertrand à répondu à mon invitation pour se joindre à nous pour ce tour, sachant qu’avec ma condition physique plus que moyenne, celui-ci n’était possible qu’en prenant les remontées mécaniques.

Hugo, photographe de talent et grand copain de Bertrand se joint à nous. Nous sommes bien contents de nous retrouver à la gare de Loèche, ça fait une sacrée paie qu’on ne s’est pas vus. On entasse tout ce petit monde et le matériel dans la voiture et on file prendre la cabine du Torrent. Aucun de nous n’est fan de cet exercice, c’est en étant cougnés comme des sardines dans ces installations qu’on se rappelle pourquoi on ne fait plus de ski de piste. Encore une petite montée en télésiège et on peut coller les peaux.

La première montée jusqu’à l’épaule du Torrenthorn est bien gelée et je mets très rapidement les couteaux, suivie de Bertrand et d’Hugo. Pål a réussi à monter sans, je ne sais pas comment il fait. La montée est efficace et on arrive rapidement sur notre premier sommet de la journée. On entame la descente dans un espèce d’entonnoir, c’est super beau. Malheureusement la neige est un peu dure malgré le fait que la matinée soit largement entamée, ça doit être une descente incroyable avec une neige à peine plus revenue.

On repeaute et on monte au Mauerhorn (mon deuxième Mauerhorn de la saison, alors que je n’y avait jamais mis les pieds jusqu’ici). Sur le papier la montée n’est pas longue, à peine 600D+ mais il fait une chiaffe de tous les diables et je peine un peu. On fait une belle pause sandwich au sommet, qui me laisse tout le temps de méditer sur la phrase gravée sur la croix:

« Menschen, die die Berge lieben, widerspieglen Sonnenlicht. Die anderen, die im Tal geblieben, Verstehen ihre Sehnsucht nicht. »

(Pour la traduction, veuillez vous référer à l’excellent manuel scolaire « Vorwärts 1 », Hans Schaudi, Liselotte et compagnie qui a dégouté de la langue de Goethe toute une génération de petits welschs)

La deuxième descente est courte mais excellente, en tout cas sur la partie haute qui n’a pas encore vu le soleil de l’hiver. Lorsque la neige devient carton, nous remettons les peaux une dernière fois pour rejoindre le Ferdenpass.

On entame la descente sur Loèche, je skie trop vite sur une neige trop dure avec trop de cailloux et c’est la grosse gamelle. Je perds mes skis, mes bâtons et mon piolet dans l’aventure, mais heureusement ma tête sans casque évite de justesse le gros caillou pointu qui me tendait les bras. Je m’en sors au prix d’une gros bleu au cul et d’une bonne sonnée. Je repars plus tranquillement en me promettant de prendre mon casque pour les prochaines sorties. Je vous laisserai venir voir ici si j’ai tenu parole … 😏

La neige est quand même assez bonne et même si ce ne sont pas des conditions de cinéma, je me fais bien plaisir.

Lorsque nous arrivons au départ du téléphérique, je suis choquée de voir qu’il est déjà 16.00 tant je n’ai pas vu passer le temps de cette belle journée. C’est comme ça, quand on est dans un endroit magique avec des copains trop cools. On termine la journée autour d’une panachée et d’un chausson aux pommes. #lovemylife

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